mardi 22 mars 2022

Ger- Barlest-Ossun-retour Ger

 On trouvera à quelques centaines de mètres de l’extrémité Sud du parcours le très beau dolmen de Pouey-Mayou. En fait le plus imposant dolmen des Pyrénées. Entre Lourdes et Ossun, sur le plateau de Ger se trouvait un nombre impressionnant de tumulus, menhirs et dolmens. Malheureusement, ils ont en grande partie disparu lors de la mise en culture des landes. Les fouilles entreprises ont permis de mettre à jour de nombreuses sépultures, monuments funéraires et objets de toutes sortes datant pour la plupart de l'âge du fer. Le dolmen a une longueur de 7m40, une largeur de 3m70 à 4m30 et une hauteur de 1m50. 


 

 Dans la chambre funéraire qui avait déjà été vidée avant la fouille d'E. Piette en 1879, on a trouvé les restes de cadavres en position assise, ainsi qu'une perle en or et une lame de silex. Non loin du Pouey Mayou se trouve le menhir dit « Peyre Hicade » daté du début du bronze ancien. Dans tout ce secteur,on pourra voir assez facilement sur la carte IGN des restes de ces vestiges de l'âge du fer, hélas, bon nombre ont été détérioré irréversiblement par le travail des agriculteurs. Toutefois il n'en reste pas moins que l'on peut facilement faire un parallèle entre l'ancien tracé du Cami-Salié tout proche, et les vestiges de ces sépultures témoignant d'un habitat préhistorique et d'une intense activité à cette époque dans ces parages. Le détour vaut la peine, chaque fois ce vestige m'a ému.


 

Nous sommes partis du village de Ger entre Tarbes et Pau. Direction plein Sud par le goudron et on franchit la D817 par un passage souterrain, on quitte l'asphalte pour prendre une piste à gauche ( km 1.5), après un croisement elle file toujours plein Sud pour rejoindre l'autoroute ( km 4.2). On le longe, vers l'Est pour également le franchir au premier passage souterrain. On suit une piste direction Sud-Est pour rejoindre le chemin de Bergos puis le sentier Mouret. On suit ensuite une trace vers le Sud-Ouest, puis on arrive devant un champ, on suit la piste à droite pour arriver devant une barrière récente installée par l'armée ( km 6.9) bloquant la piste aux véhicules motorisés, on franchit la barrière, le champ de tir de Ger est à droite, prudence. On suit cette piste très roulante sur presque 2 kilomètres pour en prendre une à gauche ( km 8.1) qui nous fait traverser des champs vers l'Est, là on rejoint le GR101 que l'on traverse seulement. On suit un sentier dans le bois direction Sud, puis qui plonge dans le vallon à gauche jusqu'à trouver une piste vers la droite ( km 10.4), On la suivra jusqu'à trouver la D936. On la suit sur quelques mètres vers la droite et la quitter très vite à gauche pour s'engager dans une piste à gauche ( km 12.3). On la suivra, on trouve un enclos à chevaux, on poursuit la piste qui se dégrade et devient sentier en suivant le ruisseau, elle le franchi plusieurs fois en devenant très malcommode jusqu'à trouver une piste ( km 16) après une montée raide. On la suit à gauche, puis après une courte montée on trouve un champ que l'on contourne, on rejoint la "route des crêtes" qui arrive de la gauche, on poursuit toujours en contournant le champ, pour trouver une piste à droite cote 524 ( km 17.5), avec une balise jaune de conduite de gaz enterrée. On s'engage dans cette voie pour descendre au fond du vallon, piste en très mauvais état dans le fond. On rejoint la piste forestière à la cote 382 ( km 18.6), on la suit vers la gauche jusqu'à la cote 372, pour prendre à gauche et rejoindre la "route des crêtes" après une montée très endommagée par moments. On suit l'asphalte à droite et on s'engage dans une piste à droite cote 438 ( km 21.9), on remarquera en face le grand parc d'avions garés sur le tarmac de l’aéroport d'Ossun. On rejoint au mieux l'église d'Ossun, pour prendre la D936. On passe devant la gendarmerie, on poursuit jusqu'à s'engager à droite sur "le chemin de la cote" à la "chapelle St Joseph" ( km 25.1). On poursuit sur le goudron, puis une piste herbeuse à flanc de coteau, on retrouve l'asphalte, on passe la "chapelle N.D de Bellau", on poursuit sur la piste jusqu'à retrouver une route entre les cote 343 et 342 ( km 27.7). On suit cette route vers la gauche pour prendre avant un virage prononcé vers la droite et une série de vieux abreuvoirs en pierre un sentier qui nous élève dans la forêt ( km 28.5). On rejoint le GR101 que l'on suivra un moment vers la droite pour le quitter et rejoindre la cote 428. On suit la piste vers le Nord, pour la quitter très vite et descendre par une trace ( km 29.9) jusqu'à un ruisseau, avant celui-ci, on tourne à droite sur un très joli monotrace qui le longe rive droite. On suit cette trace jusqu'a ce qu'elle nous fasse traverser le cours d'eau, gué profond. Tout de suite après la traversée on suit une piste à droite, elle nous ramène à l'autoroute. On remontera vers l'Ouest en le suivant d'abord par une piste, puis en la quittant sur un monotrace ( km 33.9). Très vite on rejoint le tunnel qui nous a permis à l’aller de passé sous l'autoroute. De là on rejoint en suivant l’itinéraire emprunté précédemment en sens inverse pour rejoindre le point de départ. Pour résumer, très bel itinéraire,tout de même assez exigeant. J'ai été surpris par le nombre de monotraces empruntés, je m'attendais à plus de pistes. Félicitation au concepteur du parcours pour la finesse et l'intuition. Un GPS est vivement recommandé. Prudence, la boucle frôle parfois le camp de tir de Ger, se renseigner sur les horaires d’utilisation du camp par l'armée, ces derniers sont inscrits sur les panneaux délimitant le terrain. PS: C'est en rejoignant la piste au km 16 que l'on peut faire le détour pour aller visiter le dolmen de Pouey-Mayou, je n'ai volontairement pas reporté cette variante sur ma trace pour ne pas la polluer, mais avec l'IGN, il est facile de le trouver. A noter que depuis le dolmen,il est intéressant de suivre une variante. On continuera vers le Sud, pour rejoindre le tumulus de la "Fontaine Terrère" rejoindre le point coté 560 au Sud de la "Source de Toupi". Là on suivra une route forestière vers le Nord-Est, on la quittera pour suivre un très beau monotrace à gauche qui nous ramène au fond du vallon à la cote 435. De là en suivant la piste forestière on rejoint la cote 342 au pied de la piste avec la conduite de gaz sur l’itinéraire décrit précédemment. Variante très intéressante qui rallonge d'un peu moins d'une dizaine de kilomètres l'itinéraire décrit auparavant, mais sans aucun dénivelé supplémentaire, si ce n'est la faible remontée pour rejoindre le dolmen.

Fait le: 21/03/2022

Dénivelé: 650 mètres 

Distance: 39,5 kilomètres

Niveau bat restante: 27% (environ) 

Difficulté: modérée

Trace: https://fr.wikiloc.com/itineraires-velo-electrique/ger-98026101




 

De beau sentiers en forêt




Les panneaux du camp de Ger



La piste après Ossun

Au fond les avions sur l’aéroport d'Ossun



Ciel gris aujourd'hui, dommage les Pyrénées sont magnifiques depuis cette boucle

mardi 15 mars 2022

Boucle autour Hagetmau

 On remarquera souvent aux bords des routes des Pyrénées-Atlantiques et des Landes, de curieux bâtiments ressemblant à des gares, ou autres ouvrages d'art, et ponts enjambant des fossés ou des cours d'eau plus importants. Pour témoin le superbe pont "Eiffel" franchissant le Gave d'Oloron, tout près du village d'Escos. Il permet à une voie verte de relier ce village, à la petite ville de Salies de Béarn. Ailleurs aussi dans le Vic-Bilh les mêmes construction permettant de rejoindre Lembeye. En fait tous ces travaux sont les restes d'un important réseau ferroviaire de tramways à vapeur qui reliait ces petites villes de ces deux départements. En l’occurrence aujourd'hui, nous avons roulé sur le talus d'une de ces anciennes lignes reliant Aire sur l'Adour à Sault de Navailles, en passant par Geaune, Samadet Hagetmau, Amou... Nous passons aussi sur un pont enjambant les restes d'une autre ligne, très embroussaillée, montant depuis Hagetmau vers Saint-Sever.

Les projets de ces réseaux datent de la fin du XIXème siècle, puis les travaux furent entrepris au début du XXème. Évidemment, ils marquèrent un temps d’arrêt pour cause de première guerre mondiale, puis reprirent après celle-ci. Ceux ayant aboutis furent mise en service, d'autres ne sortirent pas des cartons, comme cet audacieux qui devait rejoindre Pau, afin de pouvoir faire jonction avec le tout nouvel axe partant sur Saragosse par Oloron, le tunnel du Somport, et Canfranc. La seconde, guerre mondiale je veux dire, mit fin à ce pertinent  projet de communication. Il fut enterré définitivement en 1941, et face à l'assaut de la "Reine Automobile" ne revit jamais le jour. Peut-être une solution manquée pour pallier à l'isolement de nos campagnes, qui sait si ces investissement perdus sous les ronces n'auraient pas put apporter quelques solutions à quelques isolements. Un problème de rentabilité me diront certains, il y a bien d'autres fonds perdus ailleurs. Maigre consolation, certains ont été reconvertis en voies vertes et autres pistes cyclables pour le bonheur d'autres utilisateurs.

Pour de plus amples informations: http://reseau-train-ho-de-paquito40.e-monsite.com/pages/les-tramways-a-vapeur-de-la-chalosse-et-du-bearn/

Nous sommes partis du lac d'Halco, pour rejoindre par le PR la D2 ( km 1.6). On la suivra vers l'Ouest sur quelque centaines de mètres pour prendre à gauche l'ancien tracé du tramways reconverti en sentier de randonnée ( km 2.2). On remarquera donc quelques anciens ouvrages d'arts, jusqu'a franchir un pont métallique, vestige de ce tracé ( km 3.9). Un peu plus loin, la piste cède la place à l'asphalte. On traversera Hagetmau au mieux en suivant le balisage bleu du sentier de randonnée pour franchir une autre ligne de tramways sur un pont au lieu dit "la Sablière" ( km 7.4). On vire à gauche au lieu dit "Lailha", puis en passant par les maisons "Toulat" et "Bel-Air" on rejoint un poste de gaz à la cote 130 ( km 11). Là on vire à gauche pour suivre une piste plein Nord. Après un gauche/droite on laisse partir le parcours bleu à gauche à la cote 138 pour filer tout droit et retrouver ce parcours à la cote 135. on poursuit tout droit pour retrouver l'asphalte ( km 13.6). On le suit sur une centaine de mètres à gauche pour à la maison "Lacontentère" prendre à droite. On rejoint "Guirançon",et on file à droite jusqu'a "Lacrouzade". On suit après à gauche la D65, pour avant le pont suivre à droite une piste. On retrouvera cette D65 au lieu dit "Lapaloque" en suivant la trace et en passant à "La Chaumière", "La fontaine Saint Vincent" et le point coté 133. On rejoint le poste de gaz passé tout à l'heure, là on prendra à gauche pour traverser la D2. On passe "Coucuré", on franchi un ruisseau à la cote 108, puis après une courte montée on suivra la trace à droite ( km 19.5). On remarquera à droite un complexe de chasse, avec tables, barbecue, abris, etc, etc... On franchi un gué dallé en béton, puis on retrouve le goudron à la cote 106. On suivra l'asphalte, toujours en suivant la trace bleu pour rejoindre le déversoir ( km 28.2) du Lac d'Agès. On contournera intégralement le lac par un très beau beau monotrace très roulant, on remarquera sur la gauche un grand parc de panneaux solaires. Avant de rejoindre à nouveau le déversoir sur l'autre rive, on suivra à gauche une trace herbeuse pour traverser la D18. Toujours en suivant le balisage bleu, par les cotes 126, 128, 124,on rejoint la cote 102. Là on file à droite, on suit une piste longeant un ruisseau, on traverse la D933s, puis très vite par le PR on trouve la D58, que l'on suivra jusqu'au point de départ. Itinéraire qui peut très bien être parcourue en VTC, un itinéraire reposant par rapport à ceux que nous parcourons plus au Sud dans le piémont ou de l'autre coté en Aragon.

Fait le: 15/03/2022

Dénivelé: 340 mètres 

Distance: 39,5 kilomètres

Niveau bat restante: 40% (environ) 

Difficulté: modérée -

Trace: https://fr.wikiloc.com/itineraires-vtt/trace-97596996 ou https://www.utagawavtt.com/randonnee-vtt-gps/Boucle-autour-d-Hagetmau-36328



 

Belle piste


Balisage présent

Un landais

Sur l'ancienne voie du tramways


Le très beau monotrace au bord du lac




dimanche 13 mars 2022

Urcuray-Ursuya

 

L'Ursuya, joli sommet tout proche de la petite ville d'Hasparren est un paradis pour les amateurs de VTT. Ces flancs sont zébrés par un réseau de pistes et de sentiers, qui laissent les pratiquants imaginer à l'infini une multitude de boucles. J'ai parcouru il y a longtemps un itinéraire faisant le tour du massif, deux fois en partant d'Urcuray, d'autres fois en partant de Pitxaoborda au Sud Ouest du quartier Zelhaia, version beaucoup plus "light". Je m'étais inspiré pour parcourir cette boucle de l'excellent livre de Michel Angulo "Itinéraires VTT dans la montagne Basque", un des premiers ouvrages sur la pratique de notre activité dans notre région. C'était à l'époque où nos VTT n'étaient ni suspendus, ni encore moins "assistés". Cette fois nous sommes montés jusqu'au sommet de l'Ursuya au lieu d'en faire le tour. Assurément cet endroit est un petit paradis pour notre activité, avec en toile de fond les montagnes basques, plus loin au fond les sommets d'Iraty enneigés ce jour là, de l'autre coté les vastes étendues des Landes, et aussi la cote basque et l'Océan. Boucle faite à la fin de l'hiver 2022, comment imaginer dans cette quiétude, qu'à 3 heures d'avion d’ici, à l'Est dans les plaines d'Ukraine, le monde est en train de devenir fou, que l'histoire victime de la folie des hommes, risque de se répéter avec ses plus tragiques scénarios, et peut-être bien pire que tout ce que l'humanité a connu jusqu'à maintenant!!!

Nous sommes partis d'Urcuray, petit parking dans la rue après l'église au bord de la route qui part vers la vallée des captages en suivant le torrent. On emprunte donc cette route, mais au carrefour coté 100 ( km 0.4) ne pas faire comme nous, filer tout droit, mais suivre le goudron à droite. On le suivra, sur la route principale, il nous élève très rapidement avec de forts pourcentages. On rejoint ainsi une ferme à la cote 248 ( 2.1km) où la route laisse la place à la piste. On poursuit jusqu'à un petit col avec deux granges dont une rénovée à gauche ( 2.6km), on suit la piste à droite, et continu jusqu’à rejoindre la crête Harrixuri, que l'on franchi ( km 3.2), et que l'on suivra sur son flanc Ouest sur une portion très roulante pratiquement horizontale puis descendante. On passe la grange Etxarteko Borda, à la cote 342 ( km 4.6) on file tout droit, on laisse partir une piste à gauche, puis une à droite, pour gravir un mur très raide sur une centaine de mètres, la pente se couche et on rejoint un vaste col à la cote 397 ( km 5.6). On poursuit 50 mètres tout droit pour prendre une route à droite devant une grange. A la cote 395 on laisse partir la piste principale à gauche pour suivre une piste d'abord herbeuse tout droit.On la suit ensuite en descente pour prendre une épingle à gauche ( km 6.6) et rejoindre la grange Mokorreta. On suit la piste caillouteuse sur la gauche pour en retrouver très vite une autre herbeuse à droite ( km 7.3) qui nous conduit à une grange ( km 7.5). Là il faudra trouver au dessus du bâtiment un monotrace très roulant qui nous amène à une autre piste ( km 7.9). Départ raide au départ dans un virage, plus ça se couche, on passe en lisière d'un bosquet de résineux, le chemin large cède la place à un nouveau monotrace court mais raide et on rejoint une piste ( km 8.5) nouvellement modelée qui en partant à gauche rejoint un vaste col coté 582 ( km 9.2) sous le sommet de l'Ursuya. De cet endroit on négligera le sentier pedestre, raide et caillouteux qui monte directement au sommet pour suivre un sentier en terre, très roulant, et beaucoup moins difficile qui monte à droite du sommet, très visible depuis le col. En haut de ce sentier, on rejoint le sommet ( km 9.9), par la gauche sur des pelouses sans difficultés particulières. Il est à noter qu'on peut si on veut éviter le sommet, rejoindre les antennes par une piste à droite depuis le col. Du sommet on descendra les pelouses vers le Nord d'abord par un tracé en lacet puis une descente plus raide et caillouteuse à la fin pour rejoindre un replat ( km 10.6)au niveau d'une source. De là en suivant un sentier roulant à droite on rejoint la piste des antennes, on la suivra en descendant jusqu'a la cote 438. On partira à droite sur un beau chemin large, après une source on suivra toujours le meilleurs tracé qui monte vers la gauche. On le suivra pour rejoindre en passant au point 449 pour rejoindre le col ou nous sommes passé à l'aller. On prendra ici à droite la piste rejoignant la vallée des captages. Après deux ponts en béton on suivra une piste montante à droite ( km 14.8), elle se couche, puis descend en direction de la cote 342. Là on suivra à droite une trace menant à un ruisseau, on le traverse pour le descendre par un sentier le suivant. On rejoint un carrefour de piste, on délaissera le ruisseau à gauche pour monter d'abord à droite et rejoindre la ferme Guillamuren Borda. On la passe par la droite pour s'engager sur un tracé balisé en jaune, on le suivra jusqu'à un grand portail métallique à une ferme, on le passe. Là on rejoint l'asphalte que l'on suivra au plus évident pour rejoindre le véhicule et le parking.

Fait le: 12/03/2022

Dénivelé: 940  mètres 

Distance: 22  kilomètres

Niveau bat restante: 20  % (environ) 

 Difficulté: modérée +

Trace: https://fr.wikiloc.com/itineraires-velo-electrique/urcuray-97355233 ou https://www.utagawavtt.com/randonnee-vtt-gps/Urcuray-Ursuya-36327



Sous la crête Harrixuri


La Rhune et le Jaïzquibel

La côte et l'Océan






Au fond le Baïgurra

Sommet de l'Ursuya



mercredi 2 mars 2022

Ermitage de San Adrian (Borau)- Aisa par GR15-Borda de Juan Ramon- Fuente del Plano- Ermitage

 Au confluent de deux torrents, on trouvera l'ermitage de San Adrian de Sasabe sur la commune de Borau. Endroit du bout du monde, reste d'un monastère encore enfoui sous terre. Le monastère est fondé à l'époque wisigoth, à une date imprécise. On sait seulement qu'en 719, lorsque les arabes envahissent la région, les évêques de Huesca y trouvent refuge. Le monastère accueille alors une petite communauté, mais qui prend une certaine importance, puisqu'il devient le cœur religieux et culturel du comté d'Aragon, fondé à la même période autour de Jaca. À partir de 922, le monastère devient la résidence principale des évêques d'Aragon, qui se déplacent le plus souvent dans la vallée de Borau : ils fréquentent également les monastères de San Juan de la Pena et de St Pierre de Siresa. Le premier d'entre eux est Ferriolo, Une pierre rappelle également que trois évêques y sont enterrés. En 1050, le premier roi d'Aragon fait réformer le monastère, et en expulse les moines qui ne suivent pas la règle. Il le cède, avec d’autres propriétés des vallées de Borau et de Tena, et de la région de Jaca, à l'évêque García Ier. À la fin du XIe siècle, l'évêché est transféré à Jaca. Sous l'impulsion de l'abbé Sancho de Larrosa, l'église est reconstruite entre 1100 et 1104, et consacrée par l'évêque Esteban de Huesca, en présence du roi et son frère. La signature de l'abbé Sancho de Larrosa, connue par les chartes de la cathédrale de Huesca qu'il signe entre 1098 et 1101, un visage riant laisse penser que le modillon en forme de visage de l'abside lui rend hommage. Loin de toutes considérations archéologiques, l'endroit en lui même est un but de promenade pour les amoureux de l'Aragon et de ces sierras sans aucune autre prétention sportive. Ceux qui ne sont pas convertis, après une journée passée à quelques agapes sur les tables de pique-nique, en surveillant "los ninos" qui pataugent dans le torrent, le seront sans doute, d'autant que d'importants travaux d’aménagement ont été fait pour améliorer les abords du site. Ici aussi départ d'itinéraires balisée pour les adeptes de "trail".

On trouvera de plus amples informations sur l'excellent site "Romanico-Aragones", et plus précisément ici: http://www.romanicoaragones.com/0-Jacetania/50-Sasave.htm

Passé le tunnel du Somport, on passe Villanua et on bifurque vers Atares, puis Borau, qui ressemble avec son fronton et ses murs blancs à une petite enclave souletine en cette terre d'Aragon. Passé le village, on prend la direction d'Aisa, itinéraire que l'on laisse partir très vite à gauche après un pont sur un torrent pour se diriger vers l'ermitage. On trouvera ici de petits emplacements pour laisser la véhicule. Une fois enfourchées nos montures on repart en direction de Borau, pour prendre plus loin à droite la route ( km 1.1) vers Aisa. On la gravit jusqu'au col, de là on s'engage sur une piste ( km 2.8) à gauche pour rejoindre le GR15. On s'engage sur ce sentier à droite ( km 3.5) en franchissant une barrière pour le bétail. De ce point splendide sentier très roulant jusqu'au village d'Esposa ( km 6.4), vraiment une grande partie de plaisir. On traverse le village, pour continuer à suivre le GR15 vers Aisa. Il se faufile d'abord entre des murets en pierre pour rejoindre la route ( km 6.9) reliant Jaca à Aisa. On la traverse, et on s'engage dans une autre piste, on traverse un torrent, et on suit par un sentier, parfois laborieux toujours le GR15, jusqu'à Aisa. Il semblerait dès qu'on rejoint une piste qui donne accès à un champ, de passer en bordure du champ (attention aux cultures) plutôt que de suivre le GR, on rejoindra celui-ci plus loin. Là on quitte très vite le GR qui part vers le bourg pour descendre à gauche vers le torrent direction "Molino de Aisa". On suit au mieux une piste, qui est un sentier d’interprétation, on franchit un torrent sur un beau pont pedestre ( km 9.3) en bois, pour rejoindre la piscine et un complexe sportif, avec un espace de repos. Plus loin on retrouve l'asphalte ( km 9.6) et direction de Jasa et d'Hecho. On suivra cette route, pour la laisser partir très vite à gauche, et nous partirons à droite toujours sur du goudron en direction de " La Borda de Juan Ramon" ( km 13.6). On passe cet endroit, petit camping montagnard très agréable et parait-il excellente "table". Ici le goudron laisse place à la piste, et on commence une longue ascension qui va nous élever sur les versants de cette sierra dominée par le sommet de Las Blancas. On contourne un plateau pastoral ( km 15.2), puis en suivant la piste au plus évident on va rejoindre la Fuente del Plano ( km 20.6). Ici la descente commence, d'abord sur piste, jusqu'à trouver un sentier ( km 21.8) vers la droite, panneau en place. On s'engage sur ce sentier, d'abord large, il se rétréci à une intersection ( km 22) à gauche, fléchage en place aussi, mais beaucoup plus discret, attention de ne pas le rater comme nous l'avons fait. Le GPS nous à vite rappelé à l'ordre. On poursuit sur ce sentier, beaucoup plus discret et typiquement aragonais, parfois roulant, et très agréable, parfois cassant avec de grosses pierres. Chacun le négociera comme il en est capable en fonction de son niveau technique, poser le pied par terre est parfois nécessaire, un marquage blanc et vert sur les arbres, et les rochers nous guide tout au long du parcours. Enfin après une haute marche ( km 23.7) à franchir vélo à la main, on rejoint une piste qui nous conduit à l'ermitage et au point de départ.

Fait le: 01/03/2022

Dénivelé: 830  mètres 

Distance: 24  kilomètres

Niveau bat restante: 28  % (environ) 

Trace: https://www.vtopo.fr/pages/itineraire/ermitage-de-san-adrian-borau-aisa-par-gr15-borda-de-juan-ramon-fuente-del-plano





 
Borau depuis les hauteurs avant de rejoindre le GR15


Départ du GR15

Vers la fin de la première descente

Magnifique 1er monotrace


Balisage au départ du GR15

Entre Esposa et Aisa
Le pont piétonnier avant la piscine


Vers la Borda de Juan Ramon au fond les hauts sommets de la vallée d'Aspe versant sud



Sur la longue piste de montée

Le départ du dernier monotrace

La bifurcation à ne pas manquer sur le dernier monotrace

L'ermitage