lundi 24 janvier 2022

Aramits-Barlanes-Lanne-Aramits

 Décidemment, cette vallée du Baretous est une mine pour les activités de loisirs. Ski de piste, à la Pierre Saint Martin, ski de fond à Issarbe, escalade sur les falaises d'Arguibelle,pêche à la mouche dans les nombreux torrents,  VTT dans toute la vallée, et tout ça à deux pas d'Oloron Sainte Marie, proximité idéale pour meubler les quelques heures chaudes (ou moins froides) d'une journée d'hiver. Petite curiosité régionale, tout comme au Pays Basque voisin, quoique ici la frontière est bien floue entre ce dernier et le Béarn, la boucle passera tout à coté des Pantières de Barlanès, un des derniers lieux (ou le dernier en Béarn)) de la chasse à la palombe au filet. J'ai déjà parlé de cette activité dans une autre boucle au dessus du village de Sare en Labourd. Pour de plus amples information sur cette activité en vallée de Barétous, voir ici: https://www.pyrenees-bearnaises.com/toutes-les-experiences/les-pantieres-ou-chasse-au-filet/. Pour les itinéraires VTT, une simple visite sur Wikiloc permettra de trouver une quantité de parcours. 

Nous sommes partis d'Aramits, petit parking à droite à l'entrée du village, avec un petit marché local le dimanche matin. Au début nous suivrons la boucle fléchée VTT n°3. On monte par le goudron jusqu’à un vague col coté 466 ( km 3.3 ). On suivra l'asphalte vers le Sud-Ouest pour rejoindre la "Maison Brouca". On poursuivra jusqu'au col de Sérégu. On suit une belle piste vers le Sud jusqu’à l'endroit ou l'on laisse partir à gauche la boucle VTT n°3 qui descend vers Lanne ( km 6.5 ). On rejoint le col de Bigne par une descente avec un lacet dans une belle lande. Là on trouve une exploitation agricole, on la contourne par la gauche sur l'asphalte, derrière la grange on franchit à droite une barrière métallique pour, suivre une piste ( non tracée sur l'IGN). On suivra cette dernière pour en passant à la cote 396, rejoindre le col de Baralegne ( km 9.4 ). De là on suivra une piste vers le Sud pour, à la cote 405, suivre une route (attention gravillons) qui rejoint la D59, puis en suivant la D760 on rejoint la D918 à la cote 354 ( km 13.1 ). On la suit sur une centaine de mètres pour prendre à droite une petite route montante au col de Lapixe. De là je recommande un petit aller-retour vers le sommet de Cardasse, joli point de vue. Revenu au col, on descend vers la vallée du Barlanes, on rejoint la D632 à la cote 340 ( km 17.6 ). On traverse la route, puis le "Vert" sur une passerelle, petit aire de pique-nique avec barbecue, bancs, tables, et un curieux bloc de pierre. On suit une piste boueuse ce jour là direction les Pantières de Barlanès, vers le sommet de Labays. Attention, au début très roulant, puis deux "murs" très raides. On rejoint une piste ( km 19.2 ), juste au Sud du sommet. On la suivra vers le Nord-Est, d’abord en terre, elle se transforme en petite route au niveau de la ferme "Goussebarthe", et rejoint Lanne en suivant l'asphalte. Peut être plus amusant, une sente pedestre, tracée sur l'IGN parallèle à la route sur la gauche (pas testée). Du village on rejoindra Aramits par une belle piste rive gauche du Vert de Barlanès, après l'avoir franchi au Pont de Sau. On rejoint ainsi le parking, évident.

Fait le: 23/01/2022

Dénivelé: 800  mètres 

Distance: 27  kilomètres

Niveau bat restante: 20  % (environ) 

Trace: https://fr.wikiloc.com/itineraires-velo-electrique/aramits-barlanes-lanne-aramits-93491896



 


On voit la piste que nous allons emprunter à droite de la maison à flanc

Avant la maison Brouca





Pic d'Orhy




Vallée de Barlanès

Depuis le sommet de Cardasse

La dernière descente

Arguibelle, avec en toile de fond l'Anie

Aire de pique-nique avant la dernière montée, la plus rude.


Debut de la piste de la dernière montée




jeudi 6 janvier 2022

Balade au pays des mousquetaires

 Cette vallée a sans doute vu naitre en 1620 un des personnages dont Alexandre Dumas s'est inspiré pour écrire son roman "Les Trois Mousquetaires". Henri d'Aramitz servit en effet dans la compagnie des mousquetaires du roi a partir de 1640. C'est son cousin Jean Armand du Peyre, comte de Tréville, qui le fit monter à Paris, avec ses "copains" Athos, et Porthos, originaires eux aussi de la région, mais vers les bords du gave d'Oloron. Il les avait choisis pour leur talent d'escrimeur.  Le grand-père d'Henri d'Aramitz, le capitaine huguenot Pierre d’Aramitz, joua un rôle actif dans les guerres de religion qui sévissaient dans le Béarn et la Soule à l’époque de Jeanne d'Albret. Il se maria à Louise de Sauguis, fille d'un abbé laïc de la Soule. A la mort de son père en 1648, Henri d'Aramitz rentra en Béarn et devint à son tour abbé laïc d'Aramits. Le , Henri d'Aramitz, bien que peut-être et encore de confession protestante (c'était avant la révocation de l’Édit de Nantes), épousa Jeanne de Béarn-Bonasse, appartenant à l'une des familles les plus en vue du catholicisme du Béarn. Une abbaye laïque désignait dans l'ancien Béarn un revenu ou un bien ecclésiastique détenu par un laïque, transmissible à ses descendants. Certaines de ces abbayes permettaient en outre de conférer la noblesse à leur propriétaire. C'est le cas par exemple de celle d'Aramits, érigée en « domengeadure », c'est-à-dire en maison noble par Gaston Fébus vers 1376. A noter tous les automnes, à Aramits, quand la Covid 19 ne vient pas jouer les troubles-fêtes, la fête des bergers, avec un concours de chiens de bergers, de réputation internationale. Des binômes, chien-dresseur, viennent de toute l'Europe, de France bien sûr, aussi d'Espagne, du Royaume-Uni, etc, etc... Il est admirable de voir la complicité entre l'animal et son maitre, pour participer à ces épreuves aux règles bien définies (voir:http://www.aramitsfetedesbergers.fr/Nouveau/concours.php ). Un spectacle à ne pas manquer!

Chien au travail

 

Au départ du village de Ance, on pourra se garer, à la sortie du bourg sur le parking du scierie semble-t-il fermée. On suivra la D919 en direction d'Aramits pour la quitter à gauche (km 1.8) après avoir traversé le Vert. On suivra cette petite route jusqu’à la ferme "Mirande" (km 3.8). Plus loin la route se transforme en piste (km 4.9). On continuera à grimper sur cette dernière pour rejoindre un vaste col avec un enclos à bétail à la cote 527 (km 5.7). on poursuivra sur une piste sur le flanc Ouest du Soum d'Unars pour rejoindre un croisement de pistes à la cote 546 (km 6.9). Ensuite on partira en face vers le Soum de Casteigts, que l'on contournera par la droite, on atteindra presque son sommet, mais juste avant on prendra une sente descendante coupant une lande. On rejoindra la piste de montée aux antennes, et on descendra en coupant les lacets par des sentiers herbeux, passages agréables et ludiques jusqu'à rejoindre la ferme "Camou" (km 10), attention "Patous" imposants, mais plus "grosses gueules" que méchants apparemment (on n'a pas testé de près). Par contre dans le champ au croisement, un lama au milieu des cochons, très curieux et amusant. A ce croisement cote 424, on suivra la petite route vers le Nord, à la cote 431 on suivra une piste vers la droite, elle se transforme en route et en la suivant au plus logique on rejoint Aramits. Du village on rejoindra par l'asphalte la complexe d’accrobranche au col et à la fontaine de Bugalaran. De là part une sente sur le flanc Sud du Talou de Gouloume on rejoint une grange restaurée (km 19.9) et une piste cimentée sous la cote 422. A la cote 387, on peut prendre une sente qui nous conduit à Aramits en passant sous la ferme "Chandelle", très beau passage sur lande. Nous l'avions emprunté une fois précédente, ce jour-ci nous avons suivi l'asphalte pour rejoindre la D919 au lieu dit Serreuille. De là en suivant la départementale vers Oloron on rejoint très vite le parking. Une belle boucle dans un paysage grandiose, aux difficultés plus que raisonnable, aucun passage technique tout au long du parcours. Certes au moins la moitié sur asphalte, mais de sévère montées je pense en musculaire, pas mal de pistes aussi, et quelques monotraces sympathiques en descente, surtout si l'on termine par la descente sur Aramits. En somme, idéal pour une reprise après les fêtes de fin d'année.

 

Fait le: 06/01/2022

Dénivelé: 750  mètres 

Distance: 23  kilomètres

Niveau bat restante: 35 % (environ) 

Trace: https://fr.wikiloc.com/itineraires-velo-electrique/ance-92182139



 

Le beau casque

Vallée du Baretous et montagne de la Soule


Patous adorables petits

Toujours dans le Baretous et pas dans les Andes




jeudi 16 décembre 2021

Petite boucle enneigée à Jaca

 

J'ai déjà parlé de la Jaca moderne,il faudrait revenir un peu au Jaca historique. On sait sûrement grâce à certains vestiges que cette haute vallée de l'Aragon est peuplée depuis fort longtemps, il reste plus haut,au dessus de Villanua un dolmen, dit le « Dolmen de Letranz ». Il est fort probable que le site de Jaca était peuplé depuis cette période. On sait aussi de source sure qu'à l'époque pré-romaine les lieux était habités par les « Jacétani » un peuple protohistorique. On leur doit d'ailleurs le non de la région, « La comerca de Jacetania ». De plus sans doute,bien avant la période romaine, le passage du Somport a été une voie de communication essentielle pour les pasteurs et autres usagers (voir: https://books.openedition.org/cvz/2467?lang=fr). Plus tard en -195, la ville fut vaincu par « Caton l'Ancien », et en l'an 19, la ville fut incorporée à l'empire romain. On trouve en pourtour de la citée, au Sud, des ruines de cette époque, ainsi que les restes d'une voie romaine partant vers le col de « Oroel ».


 

De plus lors de récents travaux d’aménagement de la ville, les restes d'une chaussée de cette époque ont été mise à jour (voir: https://www.heraldo.es/noticias/aragon/huesca/2019/09/26/aparece-una-calzada-romana-del-siglo-i-en-las-obras-de-unas-calles-de-jaca-1335660.html . La ville bénéficiant de la proximité de l'importante voie de passage du Somport, et carrefour obligé entre la France, la Navarre, le Serrablo, et le Sobrabe, fut prospère jusqu'au IIIème siècle, elle déclina à cause de l’insécurité plus tard. Ensuite elle fut la première capitale du royaume d'Aragon. Ramiro 1er d'Aragon, fils du roi Sanche III de Navarre, hérita du comté de Jaca, puis des comtés de Sobrabe et de Ribagorce, et prit le titre de roi d'Aragon en 1038.

Ramiro 1er

 

 Grâce à des jeux d'alliances et des mariages, les monarques aragonais créèrent des liens avec les seigneurs du Nord de la chaîne pyrénéenne. Ainsi fort de leurs appuis, et donc avec l'aide des monarques du Nord; la « Reconquista » partit de cette région. C'est aussi à cette période que fut construite la cathédrale "San Pedro", un des joyaux de l'art roman aragonais et son cloitre maintenant devenu musée renferme des trésors de cette époque témoins du passé. A la fin du Moyen Age la ville déclina, victime d’incendies et d’épidémies en particulier la peste noire qui décima un tiers de la population européenne ( voir : https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1938_num_17_1_1240). Au XVIème siècle, la citadelle fut construite, pour se protéger des attaques françaises. Au XVIIème siècle une nouvelle épidémie de peste ravagea la région, et environ plus de 40% de la population fut éliminée ( peut être une explication sur la rigueur qu' appliquent ici les gens à respecter les gestes barrières face au Covid19, mémoire collective sans doute). Lors de la guerre d'indépendance espagnole, elle fut occupée pendant 4 ans par les troupes françaises. Au début du XXème siècle, la ville connut un réveil démographique et urbain avec la destruction des murailles médiévales (dommage peut-être) et l'arrivée du chemin de fer. En 1930, le capitaine Firmin Galàn lança un soulèvement en voulant proclamer la république. Il était malheureusement pour lui en avance sur les évènements, il fut arrêté et fusillé. Il devint un martyr de la république proclamée quelques mois plus tard.

Partis pour faire la boucle n°6 des itinéraires Jaca Bikeland ( https://jacapirineosbikeland.com/ ), les conditions d’enneigement, nous ont fait rabattre sur la boucle n°7 par peur de trouver un niveau neigeux trop conséquent dans la descente en versant Nord depuis Bergosa. Nous sommes partis du parking de tourisme au Nord de la citadelle, idéal pour se garer. On y accède en venant de France en empruntant la rue centrale, puis en tournant à droite la "Callé del Monte Albarin", après le rond-point le parking est en face. Nous sommes partis par la "callé del Pico Collorada" pour rejoindre la route partant vers la France(km 0.7) au niveau de l’École Militaire de Haute Montagne.on la suit pour prendre à droite la "callé Favorita"(km 1.1) et rejoindre en suivant le fléchage, passer deux ronds points, le centre commercial. On le laisse à droite(km 2.7) pour suivre une piste d'abord, tout droit, puis elle serpente pour rejoindre l'asphalte(km 4.8) conduisant à Ipas. On traverse le village(km 5.2) pour rejoindre la piste(km 5.4)  montant vers "La Peña de Castillon". On rejoint par une piste raide, avec parfois de forts pourcentages, et aujourd'hui des plaques de neige, un vague col à la cote 1225(km 7.5), carrefour de piste. Nous aurions dû partir par la piste plein Nord rejoignant Bergosa, mais vu les conditions, nous avons décidé de suivre l’itinéraire n°7 par un sentier partant vers l'Ouest vers la "Selva de Jaca". Au début enneigé, il devient très vite roulable, et de plus très roulant. Très agréable moment sur ce monotrace, on le suit sans ce poser de questions, en admirant le travail des sangliers, très actifs dans la région. On rejoint ainsi la route repartant vers la France(km 11.7). On la suit vers Jaca pour rejoindre très vite le pont de "Las Grallas"(km 11.9). On suit à droite la piste en poursuivant les boucles n°4, 5, 7. Au troisième virage(km 13.8), on laissera partir l'originale de cette dernière à droite, pour en suivre la partie terminale conduisant à la sortie de la conduite forcée de la centrale électrique. Juste avant cet endroit, on trouve à gauche l'amorce d'un monotrace(km 14.4), un peu acrobatique au début (j'ai subi), puis très roulant et ludique. on rejoint la route(km 15,4) menant à la centrale. On la suit vers la droite, on évite l'ouvrage hydroélectrique par la droite, pour suivre un sentier très amusant, et aménagé conduisant à la route(km 16.8) menant à Asiéso. On monte vers le village et au dernier virage(km 17.3) avant agglomération, on suit une sente à gauche très boueuse ce jour ci vers la fin, qui nous conduit au très joli pont de San Miguel (évident). Après le pont on rejoint Jaca par le goudron et le parking en suivant le fléchage.

Fait le: 16/12/2021

Dénivelé: 692  mètres 

Distance: 21  kilomètres

Niveau bat restante: 35% (environ) 

Trace: https://www.vtopo.fr/pages/itineraire/petite-boucle-enneigee-a-jaca



 
Neige au carrefour de pistes

Peña de Oroel et neige




Sortie d'Ipas

 



 

Le beau monotrace de la première descente



Neige

Encore neige



 

Deuxième descente



Pont de San Miguel